Un art de vivre

Damanhur

Damanhur, en Italie, fédération de communautés (on compte 600 âmes liées à ce lieu) réparties en petites unités de vie, dites « nucléus » allant de 12 à 22 personnes, est le plus gros rassemblement de personnes liés à une communauté en Europe.

Moi et mon amie avons visité Damanhur ainsi que la vallée magique Valchiusella au nord de Turin.
Extraordinaire, un temple creusé sous la roche de plusieurs kilomètres de galeries, de dédales sculptés de statues, ornés de vitraux plus beaux les uns que les autres… honorant les diverses religions du monde: de l’animisme à l’hindouisme en passant par l’art celte et africain.
Des globes aux substances alchimiques, des salles où l’harmonique a été entièrement travaillée pour se réverbérer sur certaines parois en fonction des paroles prononcées, des fresques dépeignant l’histoire de l’humanité et des portes dérobées se succèdent, des énigmes, des peintures magnifiques et un ressenti pour ma part très fort m’amenant à des réponses très concrètes sur mes questionnements.

Et au sortir un grand sentiment de plénitude: oui l’humanité est capable de ça, oui elle peut encore incarner le divin sur Terre, oui il y a de l’espoir !

j’ai décidé de travailler désormais ce sentiment d’ »être à la maison » qui m’a accompagné le reste de la journée de la visite.

Si ce sentiment m’a traversé, alors il est possible de le recréer, de partir de sa réalité pour l’intégrer progressivement.

Les abords du temple, et ses lieux sacrés

Un « Nucléus » et la vallée de Valchuisella

Un autre « Nucléus » et un des nombreux dédales du labyrinthe sous terre

Autres détails du temple, copyright photos: http://www.thetemples.org/

La civilisation, un projet

Le permafest de 2016, organisé par l’asso BrinDePaille, une réussite!

Notre monde moderne réfute toute possibilité de vivre naturellement. Il est détestable car il est enfermé dans la tête (teste).

Il n’y a pas d’avenir possible à un tel monde, à moins d’en créer un autre, sortant des apprentissages conscients et inconscients, les formatages, les interdits, les dogmes, les lois.

Sortir de la tête c’est sortir de ce monde. C’est vivre. La vie n’est pas possible à l’intérieur. À moins de consentir à renier sa vitalité pour des panacées et un confort qui viendrait combler des névroses.

Nous avons suffisamment de confort au sein de notre « société », suffisamment de façons d’éviter la vie, le vivant en soi par la compensation extérieure (les biens et services compensatoires, la vie par procuration) qu’aucune vie n’est possible dans les villes – sinon absurde ou menacée.

Pourquoi de si nombreuses personnes se rassemblent-elles en leur sein, si ce n’est pour se donner l’illusion de vivre en société?

Pourtant, elles ont peine à se connaître les unes les autres.

Il n’y a pas de solitude plus totale et de mensonge plus béant.

Gagnez la nature, la forêt, la campagne, les montagnes, les communautés !

Une vidéo de deux amies passionnées, Eugénie Dumont et Serena Aurora, en anglais, sur la communauté Taméra, au Portugal. Une véritable culture holistique en action!

Permaculture

Permaculture

Ingénierie des écosystèmes, science de l’écologie, pensée, revendication, notion d’appartenance à un territoire, hortithérapie, transmission d’un savoir faire, systémique, approche globale, holistique…

C’est tout cela à la fois et bien plus si l’on considère que ses inventeurs aux racines sont des penseurs, innovateurs dans les domaines sociaux, de l’agriculture et du milieu de vie.

Ainsi, à mon sens il est impossible de penser la permaculture sans envisager tous les penseurs de ce mouvement (avec un petit « m » dixit Steve Read).

Et encore bien impossible sans sortir des carcans, faire de la permaculture c’est comme faire de la méditation, c’est sortir du connu, des représentations pour aller vers le vivant, l’expérience sans filtre, la vie sans protection.

Quelques sites intéressants pour comprendre cette approche:

http://www.permaterra.fr/

http://permaculture.mains-sages.org/ – réseau sud med et le site d’Éric Escoffier

http://www.permaculturefrance.org/ – UPP université populaire de permaculture, cours et certification

http://asso.permaculture.fr/ – Association francophone du réseau national de permaculture

http://ecologieinterieure.org – le site de Yann Thibaud, chercheur et animateur de stages, lié à la permaculture intérieure

La nature en Ardèche, au détour d’une randonnée magique: dans les creux d’un volcan à un plateau champêtre de vaches paissant paisiblement, en passant par une cascade au creux de gorges.

Merci pour cette beauté, que de gratitude. Une échappée lors du festival de permaculture organisé par Brin de Paille.

Perd-ma-culture

Et si nous nous déprogrammions de nos apprentissages, si nous perdions notre culture pour en trouver une autre plus appropriée, plus intègre? Au delà de l’idée d’une « table rase » civilisationnelle c’est plus que jamais de discernement, d’intériorité et d’intégrité écologique dont nous avons besoin.

Sommes-nous capables de penser l’écologie si nous sommes incapables de passer un moment seul?

Est-on capable de penser en remettant en cause ses besoins, ses repères?

J’entends encore une fois la pensée comme ce qui vient à la conscience, pas seulement ce qui est de l’ordre du raisonnement intellectuel. Ainsi la pensée englobe l’ensemble des champs de perception de l’humain : sa respiration, ses émotions, son imagination, son intuition et son intellect.

Ce qui participe à amener à la conscience, est la pensée. La pensée vivante, la pensée vécue, incarnée, insoumise, transcendantale (transgressif c’est déjà pris par la machine à laver de l’art contemporain). La pensée recherche, analyse, méditative, introspective…

Nous sommes bien issu du pays dit « des lumières » à vocation universaliste. Qu’avons-nous fait de cette pensée ? Qu’avons-nous fait de cette faculté de penser ?

Je propose le cadre (et le non-cadre, en ce sens que l’un respire en faveur de l’autre) de la permaculture pour penser une civilisation.

Du discernement plus que jamais.

*expression de Jean-Luc Daneyrolles, agriculteur grainetier dans le Lubéron, Le Potager d’un Curieux

* Vertu : Disposition spirituelle à agir avec persévérance en accord avec la loi divine. – Le Larousse

Être au service de la vie

 

Les jardins d’Éféa, dans l’Oise au Lieu restauré

Quoi de plus beau que de servir une cause?

Quoi de plus sensé que de s’inscrire dans une telle dynamique.

Plus généralement, de quoi est faite notre vie? De services. Nous rendons service à un système, des principes, une éthique, qu’elle soit vraie ou fausse.

Il n’appartient qu’à nous de nous mentir ou d’être honnête.

Qu’est-ce que l’Ego? Rien de plus qu’un système, une historicité, une mémoire corps-psychisme dont nous choisissons – par dépit, facilité, évitement, faiblesse, pusillanimité – ses sillons bien tracés.

Nous pouvons, si nous devenons des historiens honnêtes (en référence à son historicité intérieure) revenir sur ces traces, ces sillons et en sortir grâce au discernement, l’analyse, l’introspection, la méditation et la pensée incarnée.

Alors vient la question: sommes-nous au service de l’Ego (et donc de l’historicité de notre cadre de vie: la ville, le monde moderne psychotique et destructeur, la société du spectacle) ou sommes-nous au service de la vie?

Je suppose que si l’on se posait la question de manière vécue et vivante vous quitteriez immédiatement la ville.

Et l’économie dans tout ça? Que faire de cette religion qui a colonisé jusqu’aux racines de notre pensée? Je la nommerais plutôt « Egonomie »: êtes-vous impliquée en elle? Ou bien fait-elle loi? Êtes vous à son service ou bien au service de la vie?

Gratitude. Gabriel Lechemin

Je Pense donc je suis (verbe suivre)

Le gazage des taupes pour avoir une belle pelouse verte

Savez-vous qu’étymologiquement, en anglais, penser signifie venir à la conscience?

Dans notre monde-machine occidental, penser signifie panser, protéger ses plaies d’un morceau de sparadrap.

Dès lors que l’on est creux et vidé de sa substance, s’agitant à l’extérieur en nourrissant à l’infini ses fantasmes il n’est pas d’autre forme de pensée que celle que l’on nous impose : c’est la pensée désincarnée, la pensée de soumission.

Lors de la résistance française nombreux étaient ceux qui collaboraient au régime fasciste, n’ayant d’autre loi que celle imposée.

Peu étaient ceux qui restaient eux-mêmes et honoraient une éthique.

Lors de la résistance on appelait cela « l’entraînement mental » pour pouvoir être capable de résister aux pensées divergentes, désincarnées ou issues de la peur.

Aujourd’hui c’est la même chose mais d’une manière globalisée : c’est bien de la disparition des espèces, des êtres originaux, de la planète entière qui est menacée par cette psychose ambiante, déni de réalité et refus d’action vraie.

Il s’agit dès maintenant d’en venir à cette pensée incarnée pour agir et couper le cordon qui nous ségrègue dans les villes.

Et recouvrir sa part d’humanité.

L’Être, sa structure et l’expression de ses émotions en Europe. Gabriel Lechemin

De la difficulté d’être : continuer à rêver !

 

Guillaume lisant l’ »Alchimiste » de Coelho

« Tout le monde traverse des périodes difficiles a un certain moment de sa vie. Savez-vous que les personnes les plus fortes sont souvent les plus sensibles? Savez-vous que les personnes qui montrent le plus de gentillesse sont celles qui sont les premières a être maltraitées? Savez-vous que les personnes qui prennent le plus soin des autres sont souvent celles qui en ont le plus besoin?
Savez-vous que les 3 choses les plus dures a dire sont « je t’aime, je suis désolé, peux-tu m’aider »?
Des fois, juste parce qu’une personne a l’air heureuse, on ne voit pas toute la douleur qui peut se cacher derrière son sourire. À tous mes amis qui traversent des moments difficiles, commençons une avalanche de bonnes intentions. Nous avons tous besoin de bonnes intentions maintenant! »

        • Serena Aurora

art: Gabriel Lechemin
Transmutation: « transformer le plomb de l’émotion en or du sentiment »

    • Yann Thibaud