L’Arche de Cuise, un espace vivant. Chants d’oiseaux, fleurs et jardins rythment la vie quotidienne en communauté.

Tous ceux qui sont déclarés inaptes pour vivre en « société ».
Ceux qui sont invalides, handicapés, inadaptés au travail à la chaîne et à la logique du rendement.

À tout bien regarder, de plus en plus nombreux nous le sommes, dans cette aberration forcenée du capitalisme néolibéral psychotique.
Tout juste je dirais, il y a des handicaps visibles et des handicaps invisibles.

À l’Arche de Jean Vanier, ce que nous apprenons en tant que bénévoles, c’est d’abord que « nous sommes tous des handicapés ».

Certains plus que d’autres, ou du moins, de façon plus visible.

Pour certains c’est la communication, le langage qui fait défaut, pour d’autres c’est l’égo qui prend trop de place.

Rien ni personne n’est à l’abri d’une prise de conscience.

S’y confronter – aux rythmes et aux abus de l’égo – c’est déjà faire le premier pas, et je dois dire que la vie auprès de personnes diminuées m’a appris à ralentir dans une période où je dois sans cesse accélérer pour monter des projets.

Ralentir, parce que pour certains faire 10m en marchant c’est déjà un voyage et une réussite conséquente.

Arrêter de vouloir avoir raison car pour certains, en cas de conflit, c’est la crise d’épilepsie.
Pas le choix il faut avancer.
Je pense qu’ils sont là pour ça.
Ceux qui ne peuvent s’exprimer comme nous.
Ceux qui ne peuvent se mouvoir qu’avec peine.
Ceux qui sont mis au placard.
Ceux que les gens « normaux » oblitèrent parce qu’ils ne savent pas quoi faire.

Sortir de l’indifférence c’est entrer dans la Vie.

L’identité et la mission de l’Arche, autour du monde.

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