Promenade au clair de Lune. Camille Chemin

Silhouette –
mon coeur endormi
peinait à respirer.

J’ai senti cependant
la brise marine
qui m’a élevée.
J’ai renoué mes chaussures
– défaites de peur de marcher –
et j’ai vagabondé, dehors.

Dehors, j’ai vu des hirondelles,
des paons, des renards,
et même un écureuil.

J’ai observé la lune
qui tenait compagnie
au soleil couchant.

Le vent sur mes paupières
était un appel
au mouvement.

De mon coeur est
soudain né comme déjà enraciné
un arbre magnifique.

J’ai serré très doucement,
pour ne pas l’abîmer,
cet être végétal

– que j’avais enfanté.

  • Camille Chemin
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