La force des communautés, Sommet des écovillages – en ligne avec le « Global Écovillage Network »

Petit résumé rapide des idées partagées par quelques uns des conférenciers et des échanges avec deux membres du G.E.N.. Les messages les plus touchants et porteurs de cette nouvelle conscience en train d’émerger.

« Climate change and consciousness » tient bien son nom « Changement de climat et de conscience ».

©www.tamera.org

Sabine Lichtenfels

Écologie globale et communauté. Activiste et cofondatrice de la communauté Tamera au Portugal.

Une communauté ce n’est pas seulement entre humains, cela concerne l’ensemble du vivant : les plantes, les pierres, les animaux, les entités…

Mais actuellement ce sont les humains portent les plus lourdes blessures. La guérison est de fait le point central des communautés, l’axe autour duquel elles doivent se construire. Nous devons bâtir également une autonomie de la pensée, de la sagesse, décentralisée, libre.

Le travail autour de l’eau est également un enjeu d’avenir. Comment la faire revenir là où elle n’est plus ?

Nous avons coopéré avec Rajendra Singh et de nombreuses rivières assèchées sont revenues à la vie, grâce à la force des communautés. Nous avons également réfléchi avec Michael Kravcik sur les cycles de l’eau. L’eau est l’un d’un meilleur transmetteur de connaissance au sein de nos communautés. L’eau est l’un des mailleurs enseignants, les plantes reviennent, puis les animaux, c’est merveilleux de voir renaître progressivement un écosystème.

La communauté Tamera au Portugal, œuvre à la régénération d’écosystèmes et la création d’écosystèmes de paix. www.tamera.org

Comment dépasser l’idée et les schémas de compétition ?

Le challenge est de passer de la compétition à la compassion, c’st ce que nous faisons à Taméra. La transparence, ce n’est pas uniquement la façon juste de communiquer mais aussi accepter de voir la réalité en face, réellement pour ce qu’elle est, même si cela fait mal !

Connecter l’eau aux rôles de la femme et de l’homme.
L’eau c’est la vie. L’eau est un être vivant (cf. Masaru Emoto &Victor Schauberger). Je dirais même que l’au est féminine. L’équilibre entre le feu (l’homme, l’action) et l’eau (la femme, l’affect) doit être trouvé. Ils semblent opposés mais une coopération est possible. L’eau est le symbole de l’eros et des émotions. Eros crée la vie, il est la source de la vie. Il faut se poser la question, pour comprendre le comportement de l’eau : quel est son être orignel ? Son essence ? Comment peut-elle être en bonne santé ? En vie ou survivre ?
Aujourd’hui dans les relations amoureuses nous oublions le côté sacré de l’éros, et cela devient l’érotisme, sans la sensualité sacrée. Et le sacré est en l’homme et la femme. Il faut percevoir la vie comme un équilibre en bonne santé. Il faut rappeler également que le miracle de nos vies est dû à la rencontre de deux parents : femme et homme. Nous sommes des êtres sacrés qui oublions nos racines sacrés et le rôle de l’éros dans la création de nos êtres.
Ainsi il nous faut revenir dans la matière et honorer nos corps. Beaucoup de violence émerge parce qu’Éros, la sensualité, est réprimé.

Nous pouvons faire le lien entre l’eau et Eros : la même chose leur est arrivée.

l’Éros caché, c’est la consommation, la culture patriarcale, la peur des hommes.

L’Éros dont on prend soin, c’est la paix réelle.

En quoi cela consiste d’être un hommes de nos jours ?

Comment nous pouvons remettre du sacré dans l’Éros ?

Donner naissance aujourd’hui
Aucune mère ne peut donner suffisamment d’Amour à son enfant. Car non seulement l’Amour du père et de la mère sont importants, vivre dans un environnement responsable et protégé est tout aussi important.

Dans notre communauté, on parle avant chaque décision d’avoir un enfant. Car il faut que la communauté puisse soutenir la naissance d’un nouvel être.

La fille de Sabine témoigne : « Je fais confiance à cette communauté parce que les adultes disent toujours ce qu’ils pensent. Et quand ils ne savent pas, ils le disent aussi. »

Les enfants on besoin de voir l’espoir que les adultes portent en eux.

Connaître son lieu fait partie de la vie en communauté : « est-ce que tu connais les plantes, les arbres, les animaux et la terre autour de toi ? »

« Et est-ce que la terre, les plantes, les animaux te connaissent ? »

De quoi notre culture est réellement faite ?
– Des génocides, des meurtres, et la perpétuation de la violence.

L’évolution de la Nature est toujours dirigée vers la guérison.

En situation de catastrophe, soudainement une force collective émerge.
Quand il semble ne plus y avoir d’espoir dans le monde, tout à coup, les gens savent quoi faire.
Le plus les gens osent agir, le plus ils restent solidaires.
La philosophie de la Nature c’est : « voir la blessure et oser la guérir ! »

Toutes les communautés commencent avec deux ou trois personnes.

Derrière le trauma, il y a l’énergie de la guérison, un engagement à ne plus faire partie du problème. Dans la peur, aucune question ne peut être trouvée. Nous devons oser aimer, et oser être qui nous sommes vraiment.

Comment soutenir, entretenir nos êtres supérieurs ? « higher selves » / Moi supérieurs ? Comment construire une communauté ?

Rêve de la planète une fois par semaine, devant une image de la planète. Silence. Un univers de pensées derrière le mental. La communauté est universelle. Pourquoi ne pas partager la lecture d’un livre fabuleux avec d’autres une fois par semaine, pour commencer ?

Liens :

https://en.wikipedia.org/wiki/Rajendra_Singh

https://www.rainforclimate.com/