Damanhur

Damanhur, en Italie, fédération de communautés (on compte 600 âmes liées à ce lieu) réparties en petites unités de vie, dites « nucléus » allant de 12 à 22 personnes, est le plus gros rassemblement de personnes liés à une communauté en Europe.

Moi et mon amie avons visité Damanhur ainsi que la vallée magique Valchiusella au nord de Turin.
Extraordinaire, un temple creusé sous la roche de plusieurs kilomètres de galeries, de dédales sculptés de statues, ornés de vitraux plus beaux les uns que les autres… honorant les diverses religions du monde: de l’animisme à l’hindouisme en passant par l’art celte et africain.
Des globes aux substances alchimiques, des salles où l’harmonique a été entièrement travaillée pour se réverbérer sur certaines parois en fonction des paroles prononcées, des fresques dépeignant l’histoire de l’humanité et des portes dérobées se succèdent, des énigmes, des peintures magnifiques et un ressenti pour ma part très fort m’amenant à des réponses très concrètes sur mes questionnements.

Et au sortir un grand sentiment de plénitude: oui l’humanité est capable de ça, oui elle peut encore incarner le divin sur Terre, oui il y a de l’espoir !

j’ai décidé de travailler désormais ce sentiment d’ »être à la maison » qui m’a accompagné le reste de la journée de la visite.

Si ce sentiment m’a traversé, alors il est possible de le recréer, de partir de sa réalité pour l’intégrer progressivement.

Les abords du temple, et ses lieux sacrés

Un « Nucléus » et la vallée de Valchuisella

Un autre « Nucléus » et un des nombreux dédales du labyrinthe sous terre

Autres détails du temple, copyright photos: http://www.thetemples.org/

Qu’est-ce qu’une communauté ?

La Ferme de l’Olive, projet collectif démarré dans les Alpes-Maritimes il y a 4 ans…

C’est un ensemble de personnes qui se réunissent pour partager leurs rêves et leurs aspirations tout en s’entraidant, se supportant les uns les autres à trouver leur place dans le monde.

À la différence du collectif, une communauté commence dans le domaine de l’intimité et de la proximité entre les personnes. Tout est discuté, tout est objet de dialogue, c’est du moins ce qu’il en est si l’objet de la communauté s’occupe des relations interpersonnelles. Si moins d’intimité est sollicitée alors le plus gros du travail d’une communauté consistera au travail collectif d’une vision commune – ou « religion vivante » (religion, étymologiquement du latin religare, relier).

Lors du démarrage de tout projet collectif, associatif, il est important de penser cet aspect « communauté » – au sens de communion, de réunion, d’interdépendance, de « reliance » – tout en sachant qu’une communauté n’est pas forcément communautaire.

Elle le devient si et seulement si, une confusion a lieu entre l’aspect collectif et l’aspect communautaire, d’où l’importance de traiter ce sujet avec délicatesse et discernement.

L’odeur de la terre, des plantes, la vie en immersion dans la nature 1 an durant, m’auront donné ce goût de construire quelque chose ensemble, pour construire ce rêve d’un monde plus harmonieux, régulé, vivant.

C’est désormais pourquoi je souhaite créer une communauté vivante de personnes soudées au sein d’une nature puissante.

La vue depuis le chemin serpentant sur les crêtes de la vallée de l’Estéron…