Un art de vivre

Perd-ma-culture

Et si nous nous déprogrammions de nos apprentissages, si nous perdions notre culture pour en trouver une autre plus appropriée, plus intègre? Au delà de l’idée d’une « table rase » civilisationnelle c’est plus que jamais de discernement, d’intériorité et d’intégrité écologique dont nous avons besoin.

Sommes-nous capables de penser l’écologie si nous sommes incapables de passer un moment seul?

Est-on capable de penser en remettant en cause ses besoins, ses repères?

J’entends encore une fois la pensée comme ce qui vient à la conscience, pas seulement ce qui est de l’ordre du raisonnement intellectuel. Ainsi la pensée englobe l’ensemble des champs de perception de l’humain : sa respiration, ses émotions, son imagination, son intuition et son intellect.

Ce qui participe à amener à la conscience, est la pensée. La pensée vivante, la pensée vécue, incarnée, insoumise, transcendantale (transgressif c’est déjà pris par la machine à laver de l’art contemporain). La pensée recherche, analyse, méditative, introspective…

Nous sommes bien issu du pays dit « des lumières » à vocation universaliste. Qu’avons-nous fait de cette pensée ? Qu’avons-nous fait de cette faculté de penser ?

Je propose le cadre (et le non-cadre, en ce sens que l’un respire en faveur de l’autre) de la permaculture pour penser une civilisation.

Du discernement plus que jamais.

*expression de Jean-Luc Daneyrolles, agriculteur grainetier dans le Lubéron, Le Potager d’un Curieux

* Vertu : Disposition spirituelle à agir avec persévérance en accord avec la loi divine. – Le Larousse

Je Pense donc je suis (verbe suivre)

Le gazage des taupes pour avoir une belle pelouse verte

Savez-vous qu’étymologiquement, en anglais, penser signifie venir à la conscience?

Dans notre monde-machine occidental, penser signifie panser, protéger ses plaies d’un morceau de sparadrap.

Dès lors que l’on est creux et vidé de sa substance, s’agitant à l’extérieur en nourrissant à l’infini ses fantasmes il n’est pas d’autre forme de pensée que celle que l’on nous impose : c’est la pensée désincarnée, la pensée de soumission.

Lors de la résistance française nombreux étaient ceux qui collaboraient au régime fasciste, n’ayant d’autre loi que celle imposée.

Peu étaient ceux qui restaient eux-mêmes et honoraient une éthique.

Lors de la résistance on appelait cela « l’entraînement mental » pour pouvoir être capable de résister aux pensées divergentes, désincarnées ou issues de la peur.

Aujourd’hui c’est la même chose mais d’une manière globalisée : c’est bien de la disparition des espèces, des êtres originaux, de la planète entière qui est menacée par cette psychose ambiante, déni de réalité et refus d’action vraie.

Il s’agit dès maintenant d’en venir à cette pensée incarnée pour agir et couper le cordon qui nous ségrègue dans les villes.

Et recouvrir sa part d’humanité.

L’Être, sa structure et l’expression de ses émotions en Europe. Gabriel Lechemin

De la difficulté d’être : continuer à rêver !

 

Guillaume lisant l’ »Alchimiste » de Coelho

« Tout le monde traverse des périodes difficiles a un certain moment de sa vie. Savez-vous que les personnes les plus fortes sont souvent les plus sensibles? Savez-vous que les personnes qui montrent le plus de gentillesse sont celles qui sont les premières a être maltraitées? Savez-vous que les personnes qui prennent le plus soin des autres sont souvent celles qui en ont le plus besoin?
Savez-vous que les 3 choses les plus dures a dire sont « je t’aime, je suis désolé, peux-tu m’aider »?
Des fois, juste parce qu’une personne a l’air heureuse, on ne voit pas toute la douleur qui peut se cacher derrière son sourire. À tous mes amis qui traversent des moments difficiles, commençons une avalanche de bonnes intentions. Nous avons tous besoin de bonnes intentions maintenant! »

        • Serena Aurora

art: Gabriel Lechemin
Transmutation: « transformer le plomb de l’émotion en or du sentiment »

    • Yann Thibaud